Abandon 2026,

Technique mixte : pâte de bois sur armature métallique, enduits et glacis à l’huile
53 cm x 15 x 34 cm 

Le corps cède, mais la tension persiste.

Abandon est une sculpture développée sur un temps long, où la recherche formelle s’est progressivement déplacée vers une tension interne maîtrisée.

Construit autour d’une armature métallique invisible, le corps repose sur un équilibre volontairement instable. Cette contrainte structurelle génère une présence singulière : la sculpture ne se contente plus d’occuper l’espace, elle le met en tension. Une légère souplesse traverse la forme, introduisant une vibration presque organique, comme si la matière résistait encore à sa propre chute.

La figure, étirée et dépouillée de toute identité, semble céder sous son propre poids. L’absence de visage ne masque pas : elle universalise. Le corps devient alors un lieu de bascule, entre maintien et abandon, entre résistance physique et effacement intérieur.

Par cette articulation entre fragilité apparente et rigueur structurelle, Abandon affirme une tension fondamentale : celle d’un corps qui tient encore — mais à peine.

Hymne à l'amour, 2026

Technique mixte : pâte de bois sur armature métallique, enduits et glacis à l’huile
100 x 14 x 43 cm

Ce n’est pas l’un qui porte l’autre — c’est ce qui les unit qui les élève

Hymne à l'amour est le résultat d’un travail de longue haleine, développé sur plusieurs années, où la recherche formelle s’est construite progressivement autour d’une structure interne en armature métallique. Cette ossature, invisible mais essentielle, permet de soutenir une composition en tension verticale, tout en imposant une exigence technique particulièrement élevée dans le façonnage.

La matière, réalisée en pâte de bois, a été sculptée directement sur cette structure, dans un processus lent et complexe, où chaque ajustement engage l’équilibre global de la pièce. Cette technique, à la fois fragile et contraignante, demande une maîtrise constante des volumes, des appuis et des tensions.

Après un long temps de séchage, la surface a été travaillée par l’application successive de glacis à l’huile, à base de blancs translucides, permettant d’unifier la sculpture tout en révélant la richesse de sa texture. Ces couches fines instaurent une lumière interne, subtile, qui anime la matière sans en effacer la force brute.

La base de la sculpture s’inscrit volontairement dans une continuité matérielle avec les figures. Elle n’est pas un simple support, mais une extension du corps, comme si les formes émergeaient directement du sol. Cette relation organique entre socle et figure constitue un principe fondamental du travail de Steeve Grangier..

Par l’élévation conjointe de deux corps tendus vers une même forme, Hymne à l’amour évoque une dynamique d’union, de dépassement et de reliance. L’œuvre ne représente pas seulement un geste, mais une force partagée, une tension commune qui dépasse l’individu.

Le Pèlerin, 2026

Technique mixte : pâte de bois sur armature métallique, enduits et glacis à l’huile, pierre des Alpes.
63 x 10 x 29 cm

Le Pèlerin incarne l’homme en devenir, courbé sous le poids de sa propre traversée, avançant malgré tout vers une destination qu’il ne connaît pas

Le Pèlerin est le fruit d’un travail long et exigeant, développé sur plusieurs années. Réalisée à partir de pâte de bois, la sculpture prend forme autour d’une structure interne en tiges métalliques, véritable armature à la fois technique et expressive. Cette étape, particulièrement délicate, impose une maîtrise précise des équilibres et des tensions, perceptible dans la posture instable et pourtant tenue de la figure.

 

Après le modelage, l’œuvre a nécessité un temps de séchage prolongé, indispensable à la stabilisation de la matière et à la pérennité de l’ensemble. La surface a ensuite été travaillée en profondeur à travers plusieurs couches d’enduits successifs, permettant d’affiner les volumes, de révéler les lignes de force et de renforcer la dimension organique de la pièce. L’ensemble est enfin unifié par un glacis à l’huile, qui apporte subtilité, profondeur et vibration à la matière, tout en conservant la trace du geste.

 

Par sa silhouette élancée, en tension vers l’arrière, Le Pèlerin incarne la condition humaine en marche : un corps fragile mais résistant, avançant sous le poids de son propre parcours, symbolisé par le bâton et la sphère qu’il porte sur l’épaule. Entre déséquilibre et progression, l’œuvre évoque une traversée intérieure, une quête silencieuse où chaque pas devient acte d’existence.

 

Le socle, constitué d’une pierre brute ramassée dans les Alpes lors d’une randonnée, ancre la sculpture dans une réalité terrestre et vécue, renforçant le lien entre matière, parcours et mémoire.

Dominator, 2026

Technique mixte : pâte de bois sur armature métallique, enduits et glacis à l’huile
95 x 16 x 45 cm

Le corps s’élève, porté par une volonté irréductible

Dominator est le fruit d’un travail long et exigeant, développé sur plusieurs années.

Réalisée à partir de pâte de bois, elle prend forme autour d’une structure interne en tiges métalliques, constituant une armature essentielle à la fois technique et expressive. Cette étape, particulièrement délicate, impose une maîtrise précise de l’équilibre et des tensions.

Après la phase de modelage, l’œuvre a nécessité un temps de séchage prolongé, indispensable à la stabilisation de la matière et à la pérennité de la structure.

La surface a ensuite été travaillée en profondeur à travers plusieurs couches d’enduits successifs, permettant d’affiner les volumes, de révéler les lignes de force et de renforcer la dimension organique de la pièce.

L’ensemble est finalement unifié par un glacis à l’huile, apportant subtilité, profondeur et vibration à la matière, tout en conservant la trace du geste.

Par sa posture élancée et son ouverture vers le haut, Dominator incarne une tension entre fragilité et affirmation, entre élévation et contrainte — une présence à la fois brute et habitée.

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